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À Bagnols/Cèze, des lycéens plongés en immersion dans un conflit militaire

Ce mercredi, pendant près de trois heures, 13 élèves de l’atelier Défense et citoyenneté du lycée Sainte-Marie à Bagnols/Cèze ont expérimenté un jeu. Mais pas n’importe lequel. Un jeu de stratégie militaire éveillant à la réalité de l’Armée et au contexte géopolitique.

Tsunami, crise humanitaire, offensive en Opex, évacuation d’urgence, inondation, crise nucléaire, acte de piraterie … La liste fait peur, mais ce sont des situations auxquelles l’Armée française peut être confrontée. À travers le jeu « Décisions défense », les lycéens ont discuté des moyens humains ou matériels à mettre en œuvre pour désamorcer ces risques et menaces.

Autour du planisphère, ils réfléchissent à la meilleure manière d’aborder un problème. « On travaille vraiment la fonction stratégique. On peut faire appel à la dissuasion, surtout dans le nucléaire, à la diplomatie, à la protection, à la préconisation… Et si tout ça n’a pas marché à l’intervention, mais on ne la privilégie pas car ça coûte des moyens humains », explique le Capitaine Héléna, adjointe au chef du centre du service national et de la jeunesse de Nîmes (CSNJ).

« Il faut toujours se concerter avant de partir la tête baissée dans un conflit »

C’est cet organisme, dépendant du ministère des Armées, qui a présenté pour la première fois ce jeu, conçu par la DSJN (Direction du service national et de la jeunesse), dans un établissement scolaire gardois.

Le contexte sanitaire freinant ses activités, le centre nîmois propose d’autres formats pour toucher les jeunes : des journées Défense mémorielle mais aussi des jeux très immersifs pour sensibiliser de manière ludique les jeunes au fonctionnement de l’Armée.

« On reconstitue un État-Major avec le Président de la République, chef des Armées, qui a toujours le dernier mot. On les met vraiment en situation. On voit des images à la télévision des conflits sans contexte mais l’Armée est très structurée », insiste Florence Doucet, chargée des relations publiques au CSNJ de Nîmes. Elle est rejointe par André Simon, coordinateur de la classe Défense du lycée : « Chacun a sa part de responsabilité, il faut toujours se concerter avant de partir la tête baissée dans un conflit. »

Un franc succès chez les jeunes joueurs

Avant d’entamer la partie, les élèves ont visionné une vidéo dénombrant les zones géographiques et les enjeux qui sont liés : les zones d’intérêt, les zones d’accord international, les zones stratégiques où il y a des richesses d’hydrocarbure ou encore les zones de tension du côté russe… Et la France est déployée un peu partout dans le monde pour sécuriser ou défendre des intérêts.

Du côté des élèves, c’est un franc succès. « Déplacer des pions et aller sur le terrain, c’est différent mais j’ai pu me rendre compte de choses que je n’avais pas saisi. Il vaut mieux réfléchir avant d’agir », réagit Inès. Ses camarades ont apprécié « le travail d’anticipation grâce aux renseignements », « la discussion »… De quoi susciter des vocations chez certains ou les affirmer chez d’autres.

Marie Meunier

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